Risques de Guerre et transport international : comment sécuriser vos flux quand la géopolitique rebat les cartes

L’actualité au Moyen-Orient rappelle avec force que les Risques de Guerre ne sont pas un simple détail technique des polices transport : ils peuvent, en quelques heures, modifier la prime, les conditions de couverture et la faisabilité même d’un voyage. Pour les entreprises qui importent, exportent ou font transiter leurs marchandises par des zones sensibles, la maîtrise de ces garanties est devenue un enjeu direct de continuité logistique et financière. À La Flandre Assurances, courtier assurance entreprise dans le Nord dirigé par Vianney Blouin, Gauthier Desrousseaux et Arnaud Facon, nous accompagnons les dirigeants pour comprendre ce périmètre spécifique, sécuriser leurs flux internationaux et adapter leurs contrats d’Assurance entreprise à un environnement géopolitique devenu beaucoup plus mouvant.

Une actualité au Moyen-Orient qui remet les risques de guerre au premier plan

La crise actuelle autour de l’Iran, d’Israël et de leurs alliés a replacé le détroit d’Ormuz au cœur des préoccupations des chargeurs et des assureurs. Quand un tel goulet d’étranglement est perturbé, ce ne sont pas seulement les pétroliers qui sont concernés : toute la chaîne logistique internationale subit des retards, des surcoûts, des détours et une tension accrue sur les contrats de transport.

Le marché londonien l’a d’ailleurs formalisé avec la publication régulière de zones dites sensibles, identifiant les régions exposées à des périls de guerre renforcés. Dans ces zones, les armateurs, chargeurs et assureurs réévaluent en permanence leur exposition. Autrement dit, la garantie RG n’est plus un sujet théorique réservé à quelques spécialistes du maritime : elle redevient un sujet opérationnel pour les entreprises européennes qui dépendent d’un commerce fluide.

Ce que recouvrent réellement les « risques de guerre » pour les entreprises

En assurance transport, les Risques de Guerre et risques assimilés ne se confondent pas avec les garanties ordinaires. Ils relèvent de garanties spécifiques, distinctes des couvertures classiques des marchandises transportées. Pour une entreprise active à l’international, il est donc indispensable de relire son programme d’assurance transport de marchandises à l’aune de cette frontière entre risques ordinaires et risques exceptionnels.

Concrètement, les clauses guerre couvrent notamment la guerre, la guerre civile, la révolution, la rébellion, l’insurrection, les actes hostiles d’une puissance belligérante, mais aussi certaines hypothèses de capture, saisie, arrestation, contrainte ou détention, ainsi que les mines, torpilles, bombes ou autres armes de guerre dérivantes. Les clauses dites « grèves et assimilés » visent, elles, les grèves, lock-out, émeutes, troubles civils et, selon les formulations, certains actes terroristes ou politiques. Pour les marchandises, cette distinction est essentielle : un même sinistre peut relever d’une avarie classique, d’un péril de guerre, d’une émeute, voire d’un risque politique plus large. Tout l’enjeu, pour l’assuré, est de savoir à quelle garantie se rattache réellement le sinistre.

Le marché a d’ailleurs développé deux grandes approches de garantie : une formule limitée, centrée sur le transport maritime pur, et une formule étendue, qui suit les marchandises en logique bout en bout, y compris lors des pré et post-acheminements. Cette architecture est particulièrement importante pour les entreprises dont les flux combinent maritime, routier, entreposage temporaire et obligations commerciales internationales. Dans cette logique, la lecture de la police cargo ne peut pas être dissociée d’une réflexion plus large sur l’assurance des contrats export et sur la façon dont le risque géopolitique se diffuse dans toute l’opération commerciale.

Conséquences sur les assurances d’entreprise et les flux logistiques

Deux principes techniques méritent une vigilance particulière. Le premier est la présomption de connaissance. En pratique, cela signifie que la garantie peut être écartée si, avant le début du risque, la nouvelle d’un événement relevant des risques de guerre était déjà parvenue au lieu de souscription, au lieu d’émission des déclarations ou au lieu où se trouvait l’assuré, même sans preuve d’une connaissance personnelle effective de sa part.

Le second principe est celui de la réactivité tarifaire et contractuelle. Sur certaines zones sensibles, les taux de prime et les conditions de garantie peuvent évoluer très rapidement. Dans les clauses françaises, une fenêtre très courte est prévue pour conserver le bénéfice de certaines conditions tarifaires initiales. Dans le marché anglais, les assureurs peuvent également mettre fin aux garanties de guerre et assimilées avec un préavis réduit. Pour les entreprises, cela signifie une chose très simple : sur une zone sensible, le prix et les conditions d’aujourd’hui ne sont pas nécessairement ceux de demain.

À cela s’ajoute la logique de zonage. Les marchés spécialisés diffusent des classifications permettant d’apprécier le niveau de sensibilité de certaines zones. Plus la région est exposée, plus l’assuré doit anticiper une discussion au cas par cas sur la prime, les limites, les franchises, les exclusions et les modalités de déclaration préalable. Israël, l’Iran, le Golfe Persique et le Golfe d’Oman figurent aujourd’hui parmi les zones qui appellent une vigilance renforcée.

Pour les entreprises, les conséquences dépassent largement le cadre du seul transport maritime. Une expédition exposée aux RG peut générer un surcoût de fret, une exigence de paiement anticipé, une renégociation d’incoterms, un allongement des délais, voire une suspension temporaire des flux. C’est pourquoi ces sujets doivent être articulés avec vos assurances d’entreprise, vos dispositifs de continuité d’activité et, lorsque les flux documentaires et les systèmes logistiques sont très digitalisés, avec une vraie réflexion sur l’assurance cyber-attaque.

Pourquoi un courtier assurances Nord est un allié stratégique

Dans un contexte où une évolution géopolitique peut reparamétrer une expédition en quelques heures, un courtier assurance nord ne se contente plus de placer une police : il aide à rendre lisible un risque mouvant. À La Flandre Assurances, courtier assurances entreprise nord, nous intervenons pour relier la technique assurantielle au concret de vos opérations : pays concernés, ports d’escale, transit, incoterms, exposition fournisseurs, clauses contractuelles, niveau de dépendance logistique, documentation et stratégie de repli.

Cette approche suppose souvent un travail d’audit et conseils : identifier vos routes sensibles, comprendre les points de concentration du risque, vérifier si la police cargo est bien cohérente avec vos obligations commerciales, et tester l’articulation entre marchandises, pertes d’exploitation, cyber, responsabilité des dirigeants et continuité logistique. C’est ce qui permet à un courtier assurance entreprise d’agir comme un partenaire de pilotage du risque, et non comme un simple intermédiaire administratif.

Notre lecture (La Flandre Assurances)

L’enseignement principal de la séquence actuelle est le suivant : le risque de guerre n’est plus un angle mort réservé à quelques grands groupes pétroliers ou transporteurs spécialisés. Il redevient un sujet transversal pour les industriels, négociants, importateurs, exportateurs et logisticiens. Une entreprise peut être très éloignée géographiquement du Moyen-Orient et pourtant subir directement les effets d’un conflit régional sur ses prix de fret, ses délais, sa trésorerie, ses engagements clients ou ses schémas d’approvisionnement.

À La Flandre Assurances, nous considérons donc que la bonne stratégie repose sur trois piliers : anticipation, en identifiant en amont les flux les plus exposés ; agilité, pour accepter que la prime et les conditions puissent changer très rapidement ; et lisibilité, afin que les directions générales, achats, supply chain et finance sachent précisément quand la garantie joue, à quelles conditions et avec quelles limites. C’est cette lecture qui fonde notre approche de l’Assurance entreprise nord sur les dossiers internationaux.

Ce que nous recommandons dès aujourd’hui

  • Cartographier vos flux sensibles : pays de destination, ports, hubs de transbordement, détroits, zones de stockage temporaire et dépendances fournisseurs.
  • Vérifier le périmètre exact de vos garanties transport : risques ordinaires, conventions spéciales RG, durée de couverture, articulation entre maritime, terrestre et entreposage.
  • Anticiper les fenêtres de décision : sur certaines zones, les conditions de prime peuvent évoluer très vite ; il faut donc sécuriser la souscription avant l’attachement du risque.
  • Relire vos contrats export et vos incoterms pour savoir qui supporte réellement le coût de l’assurance, de la surprime éventuelle et du risque d’interruption.
  • Tester votre continuité logistique : scénarios de déroutage, fournisseurs alternatifs, clauses de force majeure, coordination avec vos outils numériques et vos garanties cyber.

Vous avez des flux maritimes ou multimodaux exposés à des zones sensibles et souhaitez faire relire vos garanties RG ? Contactez nos expertsLa Flandre Assurancescourtier assurancesn pour entreprises dans le nord).

FAQ – Risques de Guerre et assurance transport

Les garanties “tous risques” couvrent-elles automatiquement la guerre, les émeutes et les attentats ?
Non. En transport, les risques de guerre et assimilés sont généralement traités à part. Ils relèvent de conventions ou d’extensions spécifiques et ne doivent jamais être présumés inclus dans une garantie ordinaire.

Que signifie la présomption de connaissance ?
Cela signifie que la garantie peut être écartée si, avant le début du risque, la nouvelle d’un événement relevant des risques de guerre était déjà parvenue au lieu de souscription, au lieu d’émission des déclarations ou au lieu où se trouvait l’assuré, même sans preuve d’une connaissance personnelle effective de sa part.

Pourquoi les zones comme Israël, l’Iran ou le détroit d’Ormuz exigent-elles une vigilance particulière ?
Parce qu’elles cumulent aujourd’hui un niveau de tension géopolitique élevé. Les marchés spécialisés les surveillent de près, ce qui entraîne souvent une négociation individualisée des conditions de war risk et, selon les cas, une déclaration préalable obligatoire.

Pourquoi passer par un courtier plutôt que gérer seul cette question avec l’assureur ?
Parce qu’il ne s’agit pas uniquement d’acheter une extension de garantie. Il faut relier la police transport à vos contrats commerciaux, à vos flux, à vos obligations clients, à vos scénarios de déroutage et à vos autres couvertures d’entreprise. C’est précisément la valeur d’un courtier assurance entreprise spécialisé.

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