La signature récente de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, en janvier 2026, crée l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, représentant plus de 700 millions de consommateurs et la suppression de plus de 90 % des droits de douane sur les échanges de biens entre l’Europe et l’Amérique latine. Cette ouverture va mécaniquement intensifier les flux de marchandises, en particulier le fret maritime, et exposer davantage les entreprises aux risques liés au transport international. A La Flandre Assurances, courtier en assurance pour les entreprises dans le Nord dirigé par Vianney Blouin, Gauthier Desrousseaux et Arnaud Facon, nous analysons ces évolutions pour structurer des programmes d’assurance transport de marchandises adaptés aux nouveaux corridors commerciaux Europe – Amérique latine.
Accord UE – Mercosur : un choc de volumes pour le fret maritime
L’accord UE – Mercosur, signé après plus de vingt-cinq ans de négociations, vise à lever progressivement la majorité des barrières tarifaires entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay). À la clé : une augmentation attendue des exportations européennes de biens industriels (machines, automobiles, produits chimiques, équipements de haute valeur) et une hausse des importations de produits agricoles, de matières premières et de minerais en provenance d’Amérique latine.
Concrètement, la majeure partie de ces flux transitera par voie maritime, sous forme de conteneurs ou de vracs. Les armateurs, commissionnaires de transport, transitaires, logisticiens mais aussi industriels exportateurs et importateurs voient leurs expositions évoluer : concentration de valeurs importantes dans un même navire, passage par des hubs portuaires majeurs, dépendance à des chaînes logistiques multimodales (maritime, routier, ferroviaire, fluvial) et exposition accrue aux risques climatiques, géopolitiques et cyber.
Dans ce contexte, la question n’est plus seulement « comment expédier ? », mais « avec quelles garanties en cas d’avarie, de retard, de sinistre majeur ou de rupture de la chaîne logistique ? ».
Ce que recouvre l’assurance transport de marchandises dans ce nouveau contexte
L’assurance transport de marchandises protège la valeur des biens pendant tout leur trajet, du départ de l’entrepôt jusqu’à la livraison finale, quels que soient les modes de transport utilisés (maritime, routier, aérien, ferroviaire, fluvial). Elle intervient en complément de la responsabilité limitée des transporteurs ou armateurs, souvent insuffisante pour couvrir la valeur réelle des cargaisons ou les pertes d’exploitation associées.
Une police bien construite permet de couvrir les dommages matériels (avaries, pertes, vol, mouille, casse), certains retards, la contribution à l’avarie commune, ainsi que des garanties optionnelles (risques de guerre, grève, émeute, attentat, événements climatiques extrêmes). Pour les flux UE – Mercosur, il est fréquent de structurer des garanties « entrepôt à entrepôt », intégrées dans un programme global d’assurances transport incluant les transports maritimes, terrestres et les phases de stockage temporaire.
L’intensification des échanges avec l’Amérique latine renforce aussi les enjeux de conformité documentaire (crédits documentaires, incoterms, lettres de transport), de maitrise des incoterms et de coordination entre l’exportateur, l’importateur, le transitaire et le financeur. L’assurance doit être calée sur ces réalités opérationnelles pour éviter les trous de garantie.
Conséquences sur les assurances d’entreprise
Le développement des flux UE – Mercosur ne concerne pas seulement l’assurance cargo. Il impacte l’ensemble du programme d’assurance de l’entreprise : responsabilité civile produits, couverture des entrepôts, garantie des contrats export, risques politiques ou de change, continuité d’activité. Beaucoup d’exportateurs ont déjà engagé une réflexion globale, en articulant leur police de transport international avec une assurance des contrats export intégrant les risques commerciaux, logistiques et financiers.
Pour une entreprise industrielle ou un négociant basé dans les Hauts-de-France, la montée en puissance de ces flux impose de repenser son schéma d’Assurance entreprise nord : valeurs unitaires des expéditions, fréquence des rotations, diversification des routes, dépendance à certains ports ou prestataires. La sécurisation des systèmes d’information logistiques devient également critique : une attaque informatique sur un port, un armateur ou un transitaire peut bloquer des centaines de conteneurs. D’où la nécessité de combiner assurance transport et assurance cyber-attaque adaptée aux risques de la chaîne logistique.

Pourquoi un courtier assurances Nord est un allié stratégique
Dans un environnement où le juridique, le logistique et le financier s’entremêlent, un courtier assurance nord expérimenté en risques d’entreprise et en transport international devient un partenaire clé. Chez La Flandre Assurances, courtier assurances entreprise nord, nous intervenons auprès des exportateurs, importateurs, logisticiens et industriels pour :
- cartographier les flux existants et futurs liés à l’accord UE – Mercosur (routes, volumes, valeurs, incoterms) ;
- analyser les contrats de transport et les responsabilités des différents intervenants (chargeur, transporteur, transitaire, commissionnaire, entrepositaire) ;
- structurer ou renégocier les contrats d’assurance transport pour aligner plafonds, franchises et extensions de garantie sur la réalité opérationnelle ;
- coordonner les garanties avec la RC produits, la couverture internationale et, si nécessaire, une police de courtier assurance cyber-attaque pour les systèmes critiques de la chaîne logistique.
Notre approche est de bâtir des programmes cohérents plutôt que d’empiler des contrats. L’objectif : que votre couverture suive vos marchandises, vos contrats et vos flux financiers, et non l’inverse.
Notre lecture (La Flandre Assurances)
L’accord UE – Mercosur ne se traduira pas par un basculement immédiat des volumes, mais par une montée en puissance progressive des flux, avec une concentration de valeurs croissantes sur certaines lignes maritimes et certains hubs portuaires. Pour les entreprises, le risque majeur n’est pas seulement l’avarie spectaculaire, mais l’enchaînement d’incidents : perte ou retard de plusieurs conteneurs clés, blocage douanier, cyberattaque sur une plateforme logistique, désorganisation de la chaîne d’approvisionnement.
Chez La Flandre Assurances, nous considérons que la stratégie d’assurance transport dans ce contexte doit reposer sur trois axes : visibilité des flux (mapping précis des trajets et acteurs), cohérence contractuelle (alignement entre incoterms, contrats de transport et polices d’assurance) et prévention (sécurisation des emballages, choix des prestataires, plans de continuité). Cette approche s’inscrit dans une vision globale de vos assurances transport et de vos garanties à l’international.

Ce que nous recommandons dès aujourd’hui
- Mettre à jour la cartographie de vos flux actuels et futurs UE – Mercosur (volumes, valeurs, destinations, incoterms) pour identifier les points de concentration de risques.
- Réviser vos polices d’assurance transport pour vérifier l’adéquation des capitaux assurés, des franchises et des garanties optionnelles (avaries communes, climatiques, grèves, etc.).
- Articuler vos garanties export en coordonnant assurance cargo, assurance des contrats export et couverture internationale de responsabilité civile.
- Intégrer le risque cyber dans la chaîne logistique en évaluant l’exposition de vos systèmes et de ceux de vos prestataires, en lien avec une assurance cyber-attaque adaptée.
- Consulter un courtier spécialisé capable de relire vos contrats, d’anticiper les scénarios de sinistre les plus critiques et de défendre vos intérêts auprès des assureurs.
Vous anticipez une montée en puissance de vos flux Europe – Amérique latine avec l’accord UE – Mercosur et souhaitez sécuriser vos expéditions ? Contactez nos experts (La Flandre Assurances – Assurance entreprise nord et courtier assurances entreprise nord).
FAQ – Accord UE – Mercosur et assurance transport de marchandises
L’accord UE – Mercosur change-t-il quelque chose pour mon assurance transport actuelle ?
Indirectement, oui. L’intensification des flux, la diversification des routes et la concentration de valeurs sur certains navires ou ports accroissent votre exposition. Il est recommandé de vérifier si vos capitaux assurés, vos plafonds et vos exclusions sont toujours adaptés à vos projets de développement.
Une police de transport standard suffit-elle pour couvrir des flux maritimes longue distance ?
Pas toujours. Selon la nature des marchandises, les ports d’embarquement et de déchargement, les incoterms et les contraintes documentaires, il peut être nécessaire de prévoir des extensions (guerre, grève, avarie commune, stock et transit, entrepôt à entrepôt) ou de mettre en place un programme global structuré avec votre courtier.
Qui doit assurer les marchandises : l’exportateur ou l’importateur ?
Cela dépend des incoterms négociés (CIF, FOB, CFR, DAP, etc.). Selon le partage des risques et des coûts convenu dans le contrat commercial, l’obligation d’assurer peut incomber au vendeur ou à l’acheteur. L’important est d’éviter les zones grises : mieux vaut préciser clairement qui est responsable de la souscription de l’assurance et sur quelle base.
Comment intégrer le risque cyber à ma stratégie de transport international ?
Les systèmes d’information logistiques (ports, armateurs, transitaires, plateformes) sont des cibles fréquentes des cyberattaques. Une interruption de service peut bloquer physiquement vos marchandises. Une combinaison d’audit de sécurité, de clauses contractuelles avec vos prestataires et d’assurance cyber-attaque permet de limiter l’impact financier et opérationnel de ces événements.
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